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En 2006, Jay Brannan faisait déjà entendre sa voix d'ange dans le très moderne "Shortbus" de John Cameron Mitchell où il tenait l'un des principaux rôles et démontrait qu'il n'est pas que comédien. Le succès arrivant toujours avec surprise, Jay Brannan est aujourd'hui à 28 ans dévoué à sa musique et à ses fans qui le suivent avec beaucoup de fidélité. Pour son deuxième album studio, l'auteur-compositeur-interprète a choisi de revisiter à sa sauce mélancolique des chansons d'artistes qui lui ont donné l'envie de faire ce métier, auxquelles s'ajoutent deux titres inédits de sa composition. De passage à Paris dans le cadre de sa tournée pour un concert complet à l'Européen, Jay Brannan m'a reçu dans sa loge deux heures avant de monter sur scène pour répondre à quelques questions. Etonnamment détendu et souriant, le jeune américain m'a confié son amour pour la France et a même fait l'effort de dire quelques phrases en français pour LEO MAG. Une rencontre simple et touchante comme on les aime.  - DINE DELCROIX

Comment décriais-tu ta musique ? Je fais de de la musique folk plutôt triste, calme, intime, simple, honnête et très personnelle.

C'est la quatrième fois que tu te produis sur scène à Paris. Lorsque tu es ici, quel est l'endroit auquel tu aimes te rendre ? J'aime le Sacré Coeur mais j'adore surtout aller sur les Grands Boulevards pour la démesure de tout ce qu'on y trouve.

Toi qui as justement beaucoup voyagé grâce au cinéma et à la musique, quel est le pays que tu as préféré ? C'est dur de n'en choisir qu'un seul parce qu'ils sont très différents et ont chacun leur propre identité. En dehors de New York, je crois que Paris est ma ville préférée et je ne dis pas cela juste parce que je suis ici.

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