Qu’est ce qui vous a donné envie d'interpréter ce rôle et qu'est ce qui vous touche ou vous tient à cœur dans ce nouveau personnage ?
Dexter a une assurance que les autres personnages n'ont pas. Il n'a rien à prouver parce qu'il connaît Tracy par cœur. Il connaît les codes, il sait comment elle fonctionne. C'est une sorte de dandy cynique qui construit des yachts de luxe. C'est un aventurier et un aristocrate arrogant. Dexter est à la fois aimable et insolent. Il ne s'énerve jamais et fait toujours passer les choses avec un certain charme naturel.
- Est-ce qu'il y a un stress pendant les répétitions ?
Un énorme. Cela fait huit ans je ne suis pas remonté sur les planches. Je pense à cela 24h/24 y compris la nuit, je me réveille, je vais revoir mon texte. Il y a énormément de choses à intégrer, non seulement les places sur le plateau, le texte bien sûr, mais aussi les intentions, les rapports, le parcours, l'évolution. Il faut savoir aussi parfois gérer les modifications du texte qui déstabilisent dans le sens où il faut désapprendre pour réapprendre la même chose avec des ajouts. Beaucoup de doute, de réflexion...
- Le stress peut-il être en rapport avec les critiques ?
Non. Je me rappelle des critiques pour une pièce de théâtre que j'avais jouée. J'avais eu, pour le même rôle, une critique qui était "François Vincentelli, le meilleur jeune premier qu'on ait vu sur nos scènes depuis longtemps" et inversement: "François Vincentelli: exécrable!". Les critiques sont subjectives et émanent d'un ressenti personnel, voilà pourquoi je les lis d'un oeil. Mais comme je ne suis pas critique, je ne critiquerai pas les critiques.
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