Et que dire de ce concert, si ce n’est qu’elle a réussi son pari, et cela haut la main....
Décor immense, écorché vif (le mot est bien choisi), sexy bizarre, regorgeant d’écrans géants, Mylène y évolue telle une «déesse de l’enfer», habillée avec tout le talent de Jean-Paul Gaultier, qui a su, pour une fois, la rendre femme, et non «déguisée».
Plus moderne et humain que ses précédents spectacles, celui ci est aussi habile dans le choix des chansons, et ne fait pas la part belle qu’au dernier album. Ce dernier étant très rythmé, elle le mêle à tous ses plus grands succès, laissant libre cours à une énergie que l’on n’avait plus vu chez elle depuis longtemps. De plus, le concert est construit suivant différents «tableaux» qui ont une réelle cohérence tant esthétique que scénique.
Le public est conquis, et transporté durant les deux heures de show dans cet univers particulier, ce «paradis inanimé» dans lequel elle nous a conviés. Au milieu du concert, le récital «piano voix» ne s’éternise pas et permet d’insuffler un nouveau départ pour le reste du show, et le choix des chansons y est plus que stratégique. Retenons juste l’effet impressionnant de la mise en scène sur la fin du tube «Ainsi soit je».
Le choix des trois derniers titres avant le final, dans un tableau moderne et futuriste, est juste ingénieux. Le public saute et donne ses derniers élans d’énergie dans une ambiance approchant la folie...
Seul bémol de ce concert, le final, qui, malgré sa beauté, rappelle trop le final du concert de 2006... en moins bien! Mais qu’importe, on ira la revoir sur scène dans les stades. Avec ce show, elle prouve, une fois encore, que personne ne peut l’égaler scéniquement parlant...
Olivier Saghezchi
MYLENE FARMER TOUR 2009
C’est à Nice, ce 2 mai, que Mylène Farmer a démarré sa nouvelle tournée qui l’emmènera pour une trentaine de dates à travers la France, la Belgique, la Suisse et la Russie, avec comme point d’orgue, les deux dates au Stade de France, remplis en l’espace de deux heures... Un exploit!
C’est dire que la tournée était attendue. Tout d’abord car le dernier tour datait d’il y a dix ans (et oui, le dernier concert, intransportable, ne se déroulait qu’à Paris Bercy, pour 13 dates en 2006). Ensuite, car les places se sont arrachées. Enfin, car les tournées, toujours plus pharaoniques, ne laissaient pas de place à l’erreur.










