Najoua Belyzel
Najoua Belyzel est une femme prolixe mais qui n’aime paradoxalement pas parler d’elle en dehors de ses chansons. A l’aube de la sortie de son nouvel album, elle a pourtant consenti à répondre à mes questions en toute amitié, se livrant ainsi sur cet opus tant attendu mais aussi sur son histoire, son absence et ses goûts. Et pour cajoler notre amour de l’inédit, la chanteuse a accepté de jouer au mannequin le temps d’une séance photos exclusive pour notre éditorial ‘mode/beauté’ en redessinant les contours de sa féminité avec toute la grâce qu’on lui connaît devant l’objectif sublimant de Chris Kmoog. Un résultat à couper le souffle ! - Dine DELCROIX
- Vous avez fait des études de droit à la faculté de Nancy. Comment vous êtes-vous détournée du "droit chemin" pour en venir à la musique ?
C'est pas mal comme jeu de mot (rires). J'ai été, en effet, étudiante en droit. C'était en 2001 après un BAC Économique et Social obtenu en 1999. Au fond de moi et depuis très jeune, j'ai toujours été en amour avec les mots, les dictionnaires, les livres, les grandes œuvres classiques et les grands poètes. J'étais pourtant dans une section économique et sociale alors qu'au fond de moi, j'étais une littéraire. On n’a pas voulu de moi en L. et on n’a pas voulu de moi en S. j'ai suivi un cursus scolaire qui ne correspondait pas vraiment à ce que j'étais humainement. J'ai donc fait une première année de droit et un jour, j'ai séché un cours de droit constitutionnel et je suis allée sur Internet pour voir comment font les gens qui ont écrit un texte pour qu'il soit connu parce que j’écrivais beaucoup. De fil en aiguille, je suis tombée sur une annonce de deux jeunes hommes. C'était Christophe Casanave avec un ami à lui qui avaient écrit une histoire et composé une musique. Ils cherchaient les acteurs de cette histoire là pour la mettre en chanson. C'était l'aventure Benoit.











