Interview de Benoît Pétré
Après "Foon", réalisé avec les Quiches, vous vous lancez dans la réalisation de votre premier film en solo. Est-ce un projet de longue date?
Après FOON (qui n'a pas trouvé son public), je ne savais plus quoi faire. C'est Laurent Grégoire, mon agent, qui m'a dit qu'il fallait que j'écrive un scénario de mon cru. Je l'ai écouté et ainsi est né THELMA. J'ai mis trois ans jour pour jour à mettre bas. Pas si long que ça quand on y pense, mais trois ans quand-même...
Le casting a-t-il été difficile à accomplir?
Non j'avais déjà ces trois filles-là en tête. J'ai besoin de visages pour écrire, imaginer leurs phrasés, leurs mimiques, leurs incarnations. J'ai été chanceux pour mon premier film, elles ont toutes les trois dit oui tout de suite. Pour les autres rôles, j'ai été vernis aussi. Je suis très fier de la distribution.
La musique du film est presque comme un personnage à part entière. Etait-ce important pour vous?
Très. J'adore la musique dans les films. Dans Magnolia de P.T Anderson, la musique est tout le temps là, j'adore. Keren Ann, un génie, m'a fait un cadeau en or avec cette b.o magnifique. Un véritable album original, pas seulement des accords mais de vraies chansons. La musique est un révélateur d'émotions, elle sert le propos, le bonifie, à mon sens en tout cas.
Autoportrait Benoit Pétrè












