SOPHIE BLACKALL AND THE BOY WHO KNEW TOO MUCH….
Sophie Blackall un prénom qui a inspiré la Comtesse de Ségur et un nom d’une noir total, Lacan doit se régaler sur son nuage tant cette association sied à la perfection à cette artiste australienne et new-yorkaise d’adoption. En effet, ce patronyme décrit toute l’innocente tendresse et la cruelle noirceur de l’univers fantastique que peint Sophie Blackall.
Son œuvre est toute empreinte de cette ambigüité de l’enfance. Elle illustre d’ailleurs de merveilleux livres pour enfants, pour tous les enfants y compris ceux qui sont au cœur des adultes qui essayent toujours de grandir… Et les soit disant « grandes personnes » s’arrachent ses œuvres car d’un trait elle sait allier candeur angélique et férocité implacable. Elle dépeint la peur et la douleur avec fraîcheur et humour et nous fait voyager dans son petit monde faussement ingénu.
Rien d’étonnant que son art soit en synchronicité et en correspondance avec Mika dont la signature colorée pare les ombres les plus insensées de ce garçon qui en savait trop…. Référence à Hitchcock, révérence à l’intelligence que ce verbe savoir au passé!
Un garçon qui en savait trop comme tous les ados, mais un homme qui a comprit que l’on ne sait jamais rien.
Se plonger dans l’univers de Mika, c’est comme prendre un bain d’étoiles sur un arc-en-ciel. Et Sophie Blackall nous y fait plonger avec délice…
Mika construit, dessine, peint, dépeint, écrit, traque le son jusqu’au fond de l’âme pour un résultat jaillissant, étourdissant, juste et magique. Il a cette divine capacité à se réinventer, à Co-créer sa vie comme une symphonie douce amère, pop déchirée.











